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Conakry : le SPPG au chevet des journalistes blessés lors de la marche du 16 octobre

À la suite des violences dont ont été victimes des journalistes lors de la marche du 16 octobre dernier, le Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) a rendu visite aux blessés ce lundi, 23 octobre 2023 pour s’enquérir de leur état de santé. Il s’agit de Mariame Sall du groupe Hadafo média, Mariama Bhoye Barry du groupe Cavi médias et Ibrahima Foulamori Bah du site d’informations lecourierdeconakry.com.

À la tête d’une importante délégation du bureau exécutif national, Sékou Jamal Pendessa, secrétaire général du SPPG, a remonté le moral de ces journalistes dont certains alités.

« Après le 16 octobre, nous avons tenu une réunion ce week-end pour planifier la suite du combat. Mais, on ne peut pas se permettre de lancer la suite sans pour autant venir rencontrer les blessés. C’est vrai qu’on parlait au téléphone à tout moment mais il fallait venir les voir pour s’assurer davantage de leur état de santé, connaître l’évolution du traitement et surtout leur remonter le moral. Parce que ça compte beaucoup. En termes de lutte syndicale, la plus grande défaite qu’un syndicaliste puisse subir, c’est la défaite morale. Nous, nous refusons malgré cette barbarie parce que c’est le but recherché mais le bureau exécutif dit non », a dit Sékou Jamal Pendessa avant de titiller les détracteurs de la presse:

Moralement, on est encore là. Il faut nous voir très bien, on n’est pas encore affectés, le combat va se poursuivre. Nous sommes aussi venus dire à ces champions de la lutte pour la liberté de la presse qui sont blessés qu’il ne faut jamais céder et ils sont là. Ceux qui pensent qu’ils les ont découragés, dès qu’on va lancer l’assaut de la dignité acte 2, ils seront encore là. Ce qui est arrivé, on ne l’a pas souhaité mais ils n’ont rien à regretter. Heureusement, on les a trouvés plus forts qu’hier. Nous leur avons donné des t-shirts sur lesquels vous pouvez lire la liberté de la presse est non négociable, c’est un principe sacré du SPPG », indique le secrétaire général du syndicat des professionnels de la presse de Guinée.

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Cette démarche du SPPG est saluée par ces victimes de violences policières. C’est le cas de Mariama Bhoye Barry, journaliste à Cavi médias, touchée au bras lors de la marche du 16 octobre dernier.

« C’est un sentiment de joie. Je suis très ravie de cette marque de soutien du SPPG. Ils ont été là depuis le début, je les remercie du fond du cœur. Le combat va continuer, nous allons toujours être là. Cela ne va pas nous décourager », a-t-elle martelé.

Le même son de cloche chez Ibrahima Foulamori Bah du site d’informations lecourierdeconakry.com.

« Je suis vraiment réconforté de constater que je suis dans une famille soudée. Je remercie le syndicat des professionnels de la presse de Guinée pour l’acte », a-t-il lancé.

 

Ibrahima CAMARA pour siaminfos.com

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