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Des activistes qui projettent le sit-in du 20 février ciblés par les services de sécurité ? « Ça ne nous fera ni chaud, ni froid »

Réunis au sein du Parlement citoyen de l’engagement civique, des activistes de la société civile guinéenne projettent un sit-in le 20 février prochain devant le siège de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT). C’est pour dénoncer les restrictions d’internet depuis plusieurs mois en Guinée.

Comme on pouvait s’y attendre, ces activistes seraient déjà ciblés par les services de sécurité, apprend-on. Des agents de la Direction centrale des investigations judiciaires (DCIJ) ont été aperçus avant-hier devant le siège du mouvement pendant que les activistes étaient en réunion de préparation dudit sit-in.

Interrogé par notre rédaction, Saïkou Baldé, membre du Parlement citoyen de l’engagement civique est revenu sur cette visite des agents des services de sécurité à leur siège.

« Avant-hier on état en réunion à notre siège, c’est là où on a reçu la visite des agents de la Direction centrale des investigations judiciaires. Ils sont venus barricader la route et nous on était en réunion dans la salle. Ils sont restés là-bas plus d’une heure de temps en téléphonant et finalement ils sont repartis. On ne sait pas ce qu’ils étaient venus chercher, ils sont repartis sans rien dire. Pour nous, c’était une manière de nous influencer. C’était une manière de faire taire nos voix, alors que c’est une chose qui ne marchera pas. Ça ne nous fera ni chaud ni froid, car le rendez-vous est déjà pris », a-t-il laissé entendre.

Face à cette situation, Saïkou Baldé indique que le mouvement prend très au sérieux ce qu’il qualifie d’intimidation. Pour cela, leurs avocats sont déjà mis en alerte.

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« On va mettre en mission nos avocats qui vont se préparer dès maintenant pour poursuivre le cas, parce que cela dit quelque chose. On nous avait dit qu’avec les erreurs du passé, on avait déjà laissé ça derrière mais ça continue et ça persiste, ça a dépassé même les erreurs du passé »

En ce qui concerne le sit-in du 20 février devant l’ARPT pour dénoncer les restrictions de l’internet, dit l’activiste, « on est dans la mobilisation, parce qu’on n’a pas besoin aujourd’hui de dire à quelqu’un il faut sortir car le pays va mal. Tout le monde est dérangé, le pays va mal. Aujourd’hui, il n’y a pas d’intérêt, les médias sont brouillés, les journalistes sont en prison… », a-t-il déploré.

 

Abdourahmane Pilimini Diallo pour siaminfos.com

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