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Flambée du prix de l’oignon en Guinée : « J’ai l’impression que Dieu a quitté notre pays », se lamente une mère de famille

Depuis plusieurs jours maintenant, le prix d’un sac d’oignons se négocie entre 550 000 et 700 000 GNF. Alors que le gouvernement guinéen a pris une décision d’interdire l’exportation de certains produits alimentaires de première nécessité pour six (6) mois, de nombreux citoyens sont irrités par la flambée du prix de l’oignon. Interrogés ce samedi, 22 juillet 2023, au centre ville Kaloum, ils ne savent plus à quel saint se vouer aujourd’hui.

Mère de six (6) enfants, Fatoumata Bangoura n’en revient pas. Selon elle, le panier de la ménagère est plus dur sous le CNRD (Comité national pour le rassemblement et le développement, ndlr) : « De nos jours, il est très difficile de gagner de quoi à manger. Pour avoir de l’oignon aujourd’hui en détails, il faut débloquer jusqu’à 4 000 GNF. Je me demande même où va ce pays. Et j’ai l’impression que Dieu a quitté notre pays. Le panier de la ménagère est plus que jamais cher aujourd’hui. Et pourtant, on cultive de l’oignon chez nous, pourquoi alors cette denrée de première nécessité est chère jusqu’à ce point ? Si les autorités guinéennes ne prennent pas leurs responsabilités surtout le ministère en charge du Commerce, les commerçants feront de nous tout ce qu’ils voudront », a-t-elle alerté.

Vendeuse d’oignons il y a quelques jours, Zenab Konaté est obligée de se diriger vers le concombre pour pouvoir subvenir aux besoins de sa famille :

« La situation dans laquelle nous vivons aujourd’hui est préoccupante. Même avec 40 000 GNF aujourd’hui, il est très difficile d’acheter les condiments complets. Quand je vendais de l’oignon, je gagnais 25 000 GNF comme bénéfice. Avec cette somme, je pouvais acheter les condiments et faire la cuisine. Vu que je me suis tournée maintenant vers la vente du concombre, je ne sais si j’aurai le même bénéfice journalier comme avant. J’invite le gouvernement à faire tout son possible pour mettre fin à cette cherté de la vie dans notre pays », a-t-elle plaidé.

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En attendant que cette décision d’interdire l’exportation de certains produits alimentaires dont l’oignon porte fruits, de nombreux citoyens disent tirer le diable par la queue.

 

 

Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

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