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Dissolution des conseils communaux:  » C’est un autre problème qui sera encore créé dans les préfectures et communes du pays », dixit Antoine Dogbo de l’UFDG

C’est un sale temps pour les communes urbaines et rurales de la Guinée. Pendant que les premiers responsables sont dans le collimateur de la justice, les conseils communaux ont été dissous par le président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya. L’annonce a été faite hier mercredi, 27 mars 2024 à la télévision nationale. À Kankan, la nouvelle est mal perçue par Antoine Dogbo Guilavogui, fédéral de l’UFDG et ancien conseiller communal de Kankan.

Même s’il se dit être mal placé pour aborder ce sujet, ce conseiller estime néanmoins que la décision n’aboutira à rien.

« Je dirai que je suis mal placé, sinon le problème fondamental en Guinée, c’est d’abord conscientiser les Guinéens. Cesser la gabegie financière, enlever tel et tel, ça sert à quoi ? Ça aboutit à quoi ? C’est un autre problème qui sera encore créé dans les préfectures et communes du pays. Sinon, partir, ça ne me dérange pas, mais fondamentalement, est-ce que ça fait partie du développement de ce pays ? Je dirai non. La vie est très chère, les gens ne font que se tuer, on ne s’intéresse pas à ça. C’est comme le cas de Charles Wright quand j’avais dit que ça n’aboutirait à rien. Enlever ces conseillers n’aboutira à rien, n’a peur de tomber que celui qui est debout », dit-il.

Pour Antoine Dogbo Guilavogui, la dissolution des conseillers communaux ne fait pas partie des nécessités en cette période de transition. A l’en croire, les militaires veulent s’éterniser au pouvoir.

« Moi, je pense que la nécessité aujourd’hui, c’est de réaliser de grands projets, de trouver de l’eau pour ce peuple. Parce qu’ils veulent forcer pour rester, c’est une autre formule. On est en train d’envoyer l’esprit de la population vers les communes comme tout le monde en parlait. Ce n’est plus le cas, on n’a plus besoin de ça. Que la commune reste ou pas, s’il n’y a pas de développement, ces travaux ne serviront à rien, c’est une façon encore d’endormir la conscience de la population », a-t-il indiqué.

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Désormais, ce sont les secrétaires généraux des différentes communes qui assureront l’intermédiaire en attendant la mise en place des délégations spéciales.

 

Kankan, Pathé Sangaré pour Siaminfos.com

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