Sélectionné pour vous :  Procès du 28 sept : "Mon seul crime, c'est d'avoir..."(Gl. Oumar Sanoh, ex Chef d'état-major des armées)

Kindia: des acteurs politiques et syndicaux soutiennent la grève générale et illimitée du mouvement syndical guinéen 

La grève générale et illimitée annoncée par le Mouvement Syndical Guinéen à partir du lundi, 26 février 2024, sur toute l’étendue du territoire national, alimente les débats à Kindia. Selon plusieurs acteurs sociaux politiques locaux, le mouvement syndical est dans son plein droit d’exprimer son mécontentement.

Ismaël Forécariah Camara, Secrétaire fédéral de l’UFDG Kindia apporte son soutien au mouvement syndical :

« La grève est un droit pour tous les citoyens. Ce qui veut dire que cette annonce est tout à fait logique parce qu’il y a eu un préavis, il y a eu des actions qui ont été faites en amont. Donc, il faudrait que le CNRD comprenne qu’il y a des acteurs de la société civile et autres qui ont le droit de réclamer leurs droits. Nous on soutient le mouvement syndical. Dans la préparation de la grève, quand on écrit à l’État, c’est à l’État de protéger les manifestants. Mais chez nous, c’est le contraire que nous voyons souvent. Les manifestations sont souvent réprimées alors que la protection et la répression sont deux choses différentes Donc, nous interpellons l’État à ce niveau », a-t-il lancé tout en martelant que la dissolution du gouvernement et la levée des restrictions sur l’internet ne doivent en aucun cas affecter la tenue de la grève annoncée.

Pour sa part, Sita Mamoudou Condé, président du conseil régional de la société civile a fait part des difficultés qui motivent cette démarche du mouvement syndical :

« Tout cela n’a pas de sens, arrêter le secrétaire général du SPPG ou encore restreindre l’internet. Je pense que l’État pouvait éviter tout cela. Donc, ce que nous souhaitons c’est l’accalmie pour que la transition se passe très bien et que les différents acteurs se comprennent. La préoccupation de la société civile, ce sont nos citoyens, nous prions l’État de comprendre que les citoyens ont beaucoup souffert. Il faut qu’ils se comprennent avec les syndicalistes pour ne pas qu’on en arrive là », a-t-il souhaité.

Sélectionné pour vous :  Affaire Miss Guinée : Johanna Barry sort du silence et dénonce des "parodies de présélections organisées dans le plus grand amateurisme"

 

Kindia, Sam Diallo pour Siaminfos.com

Laisser une réponse
Share to...