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Guinée/des femmes se coalisent pour demander la libération d’Ami Conté : « La justice ne devrait nullement être sélective » (Me Halimatou Camara)

Citée dans une affaire de sextape impliquant l’ancien ministre de la justice, Aminata Conté est détenue depuis le 08 mars dernier à la Maison centrale de Conakry. Elle est accusée d’avoir violé la loi sur la protection des données à caractère personnel, notamment la production, la diffusion, la mise à disposition des données mais aussi de l’avortement.

Une situation jugée inacceptable par des femmes féministes qui dénoncent du deux poids deux mesures de la justice guinéenne. Avec le hashtag #JusticePourAmi, ces femmes demandent la libération de Aminata Conté quelles considèrent comme une victime dans cette affaire.

« La justice ne devrait nullement être sélective. Audelà de la responsabilité morale de l’ancien Garde des sceaux, le conseil supérieure de la magistrature joue sa crédibilité dans cette affaire de moeurs. Les plus hautes autorités politiques de notre pays gagneraient plus à arrêter d’ostraciser les femmes à tous les niveaux. De la femme ministre que l’on éjecte pour des raisons fallacieuses à un autre ministre dont les agissements terrent toute la haute sphère dans une omerta nauséabonde. Justice – Égalité pour toutes les filles et fils de ce pays », a lancé Maître Halimatou Camara, avocate au barreau de Guinée et défenseure des droits humains.

Aminata Pilimini Diallo, féministe est l’une des initiatrices de cette initiative des femmes pour demander la libération de Ami Conté. Elle soutient que la jeune femme est une victime dans cette affaire.

« Inculper une victime connue, c’est intimider toutes les autres victimes qui n’ont pas brisé le silence. C’est encourager les bourreaux à ne pas s’inquiéter », a alerté Pilimini.

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Réunies au sein de la La Ligue Guinéenne des Féministes, dix associations des femmes et filles de Guinée ont rendu une déclaration ce 13 mars pour condamner ce qu’elles qualifient du deux poids deux mesures de la justice guinéenne et ont exigé la libération de la jeune fille.

 

Abdourahmane Pilimini Diallo pour siaminfos.com

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