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Journée mondiale de la sécurité et santé au travail : le ministre guinéen du Travail tire la sonnette d’alarme et interpelle les décideurs

Le 28 avril de chaque année, l’humanité célèbre la Journée mondiale de la sécurité et santé au travail. Le thème choisi cette année est « Le temps nous est compté : garantir un travail sûr et sain dès maintenant face au changement climatique ». Sans nul doute, il s’agit d’un thème qui met en lumière les conséquences du réchauffement climatique. Dans une déclaration rendue publique dans la soirée de ce samedi, 27 avril courant, le ministre guinéen du Travail et de la Fonction Publique a tiré la sonnette d’alarme avant d’interpeller les décideurs.

Faya François Bruno, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’a pas manqué de tirer la sonnette d’alarme : « Chers compatriotes, face à l’évolution des conditions météorologiques et ses répercussions notables sur le monde du travail, particulièrement sur la sécurité et la santé des travailleurs il est urgent de réagir. Selon l’OIT :  »ce sont quasiment 71% de la main-d’œuvre mondiale, soit 2,4 milliards de travailleurs, qui sont susceptibles d’être exposés à une chaleur excessive à un moment ou à un autre de leur travail ». La vague de chaleur qui affecte actuellement le monde, l’Afrique et particulièrement notre pays est un phénomène lié à l’activité de l’homme qui en souffre au travail.

A l’extérieur comme à l’intérieur le réchauffement climatique, au-delà d’affecter les organes, augmente les charges financières de l’État, des entreprises privées et des familles pour la création de conditions optimales de travail.

Parmi les risques professionnels exacerbés par le changement climatique, on peut citer entre autres : le stress thermique, les rayonnements Ultra-Violets, la pollution de l’air, les accidents industriels majeurs, les événements météorologiques extrêmes, la propagation des maladies à transmission vectorielle et l’exposition accrue aux produits chimiques », a-t-il déclaré, avant de poursuivre :

« A ce stade, les réglementations existantes ne protègent pas les travailleurs face aux enjeux climatiques. Pour rétablir la justice sociale en Guinée dans le domaine de la sécurité et la santé au travail, le gouvernement auquel j’appartiens, avec l’appui de monsieur le Premier ministre et la conduite clairvoyante de on Excellence le Général de corps d’armée Mamadi Doumbouya, président de la République, chef de l’État, président du CNRD a inscrit la sécurité et la santé des travailleurs, la création d’un environnement de travail décent parmi ses priorités.

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A cet effet, le ministère du Travail et de la Fonction Publique à travers ses services techniques dans la dynamique d’offrir à chaque travailleur un environnement de travail sûr et salubre, a travaillé pour assainir le cadre réglementaire à travers la révision de la politique nationale de sécurité et santé au travail assorti d’un Programme National de Sécurité et Santé au Travail ; mais aussi doter notre pays d’une liste nationale des Maladies Professionnelles Indemnisables (PMI) », a-t-il indiqué.

Plus loin, dans cette même déclaration rendue publique par le service de communication dudit département, le ministre Faya François Bruno a tenu à préciser : « Notre pays s’est inscrit dans la dynamique d’atteindre l’objectif 8 des ODD à savoir  »Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous ». La croissance économique étant le meilleur indice pour apprécier la viabilité d’une économie, la santé et la sécurité des travailleurs qui en sont les artisans doivent préoccuper tout le monde. L’industrialisation rapide, l’avancée technologique, les énergies fossiles sont les coupables tous désignés du dérèglement climatique que connait le monde. Dans tous les cas, les travailleurs sont en première ligne et paient le prix fort, il est donc urgent de mettre l’accent sur la protection de tous les travailleurs y compris les travailleurs vulnérables et ceux qui ont un emploi précaire mais aussi préserver la qualité de l’environnement. Il est urgent de mettre en place une gestion durable des écosystèmes terrestres (forêts et montagnes) en préservant la biodiversité et les sols et limitant les impacts de long terme des catastrophes naturelles. Le temps nous est compté, agissons donc maintenant sinon demain il sera tard », a-t-il lancé.

 

Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

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