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Journée mondiale de l’environnement: « C’est une opportunité pour les spécialistes d’expliquer aux décideurs, les enjeux et perspectives… »

L’humanité célèbre ce 05 juin 2024, la journée mondiale de l’environnement. Il s’agit d’une journée d’actions en faveur de l’environnement dans le monde. L’objectif est de sensibiliser et de mettre la lumière sur les actions en faveur de ce qui nous entoure. Et à l’occasion de cette journée, un de nos reporters est allé à la rencontre de Kamba Sylla, responsable de la politique de sauvegarde environnementale et sociale de l’Agence nationale de financement des collectivités locales.

Dans cet entretien, l’environnementaliste a expliqué le sens de la journée avant d’évoquer des actions devant être entreprises dans notre pays pour réduire les assauts contre notre environnement.

« C’est une opportunité pour les spécialistes d’expliquer aux décideurs les enjeux, les perspectives qu’il faut et quelle solution faut-il trouver. Mais aussi, quels sont les acteurs qu’il faut impliquer dans la lutte ? », S’interroge Kamba Sylla.

Cette année, le thème retenu est la restauration des terres, lutte contre la désertification et la résilience à la sécheresse. Chose qui a tout sens, selon Kamba Sylla.

« Ce thème est très intéressant pour la Guinée. La restauration des terres est un thème qui intéresse la Guinée dans la mesure où nous sommes dans un pays où la région qui abrite les plus grands cours d’eau est une région accidentée. Je veux parler du Fouta Djallon. Ces terres malheureusement sont exposées au déboisement, à l’agriculture itinérante et toutes les pratiques d’exploitation minière. Ce qui va les impacter, les exposer à l’érosion, à la fois hydrologique et éolienne. Si on ne gère pas bien ces terres, notre agriculture et notre élevage prendront des coups parce que les terres ne seront plus fertiles. La partie organique est entraînée dans les terres basses. Et malheureusement, cet entraînement ne se fait pas de bonne manière puisque les terres basses deviendront des terres battantes qui ne seront plus favorables à l’agriculture. C’est un thème bien choisi, mais le problème est que qui doit faire quoi ? Et dans quelle condition ? Je crois qu’il faut faire des recherches et chercher le financement pour la bonne gestion durable de nos terres », a-t-il indiqué.

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En Guinée, chaque année, des campagnes de reboisement sont menées à travers le pays. Des campagnes qui semblent ne pas porter fruits, selon notre interlocuteur qui relève quelques irrégularités dans ces campagnes de rebondissements :

« Aujourd’hui, y a pas de résultat parce que quand on fait le reboisement, on doit faire le suivi. Un programme de reboisement comprend au moins trois années d’activités. On reboise cette année mais on fait deux années d’entraînement. Mais malheureusement, qu’est-ce qui se passe en Guinée? On met les plans en terre seulement, même pas par des spécialistes, mais des ONG. Et, quelles espèces ? Les espaces exotiques qui souvent même ne conviennent pas pour le reboisement des têtes de sources qui au lieu de garder l’humidité, accélèrent plutôt le dessèchement. Mieux vaut faire des régénérations assistées, la mise en défend. La mise en défend coûte moins chère que le reboisement », rappelle l’environnementaliste.

 

Ibrahima CAMARA pour siaminfos.com

 

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