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Le PM Bah Oury à Mandiana : « La société civile, les élus locaux, vous êtes la première armée qui peut assurer la défense de l’intégrité territoriale »

Amadou Oury Bah, Premier ministre du gouvernement guinéen, poursuit sa tournée dans la savane guinéenne. Après Siguiri et Kankan, le chef du gouvernement a mis le cap sur Mandiana. Ce lundi, 10 juin 2024, accompagné par le ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire et le gouverneur de la région de Kankan, Amadou Oury Bah a participé au lancement des premières épreuves du Certificat d’Études Élémentaires avant d’aller véhiculer des messages aux participants d’un atelier de formation de trois jours axé sur la coopération transfrontalière. Cet atelier a regroupé huit sous-préfectures maliennes et sept sous-préfectures guinéennes, a appris notre correspondant basé à Kankan.

Cette initiative qui vise à promouvoir la paix entre les communautés guinéennes et maliennes, a réjoui le chef du gouvernement guinéen. Pour Amadou Oury Bah, la promotion de la paix, de la cohésion et de la tranquillité publique préoccupe son gouvernement et le président de la République.

« J’avoue que c’est une opportunité qui m’est offerte d’être présent à Mandiana et de parler de questions extrêmement importantes, notamment celles concernant la coopération transfrontalière. C’est aussi l’occasion, au-delà de l’aspect transfrontalier entre États, d’évoquer les préoccupations du gouvernement guinéen, dont j’ai l’honneur d’être le chef. La question de la paix et de la stabilité, depuis le 05 septembre 2021, est l’une des préoccupations majeures du président de la transition, le général Mamady Doumbouya. C’est pourquoi dès le mois de décembre 2021, il a lancé la nécessité d’organiser des assises nationales. Ces assises nationales visent à examiner tous les aspects du passé pour comprendre ce qui n’a pas fonctionné et les raisons pour lesquelles la population ne s’est pas entendue. Au cours de ces assises, nous avons formulé 46 recommandations, qui vont dans le sens de promouvoir le vivre-ensemble et de travailler à une réconciliation nationale solide, efficace et durable en République de Guinée », a-t-il indiqué.

Même les questions au-delà des frontières guinéennes figurent parmi les préoccupations majeures d’Amadou Oury Bah. C’est pourquoi, il a profité de l’occasion pour rappeler aux administrateurs d’être vigilants.

« La Guinée est particulièrement préoccupée par ce qui se passe au Sahel. Nous en souffrons, nous en sommes profondément préoccupés. Nous souhaitons qu’avec l’aide de Dieu, cette région ouest-africaine retrouve la stabilité, la cohésion et la paix entre toutes les communautés de cet espace ouest-africain. Nous ne sommes pas indifférents, nous sommes attentifs et préoccupés, c’est pourquoi depuis ce matin, nous insistons auprès des administrateurs, des élus et des notables pour qu’ils prêtent attention à tout ce qui pourrait être susceptible de créer des conflits entre les communautés, entre les populations, pour des raisons frontalières, culturelles ou religieuses, et pour tout faire pour éviter qu’il y ait des fissures au sein de la société guinéenne », conseille le Premier ministre.

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Se sentir déstabilisé, concerné lorsqu’un danger imminent se profile sur le pays, est ce que demande Amadou Oury Bah à la population guinéenne.

« Ce que vous êtes en train de mettre en place est à encourager, la coopération entre les communautés de part et d’autre des frontières. Parce que, la première défense d’un pays, ce ne sont pas les forces de défense et de sécurité. La première défense d’un pays, c’est le sentiment national que véhicule la population pour elle-même et par elle-même. Se sentir déstabilisé, concerné lorsque qu’un danger imminent se profile sur le pays, parce qu’avant tout, ils se diront c’est notre sécurité, c’est notre identité, c’est notre façon de vivre qui risque d’être menacée. D’où l’indispensable réaction pour empêcher tout ce qui peut prospérer dans une dynamique de déstabilisation de la zone. La société civile, les élus locaux, vous êtes la première armée qui peut assurer la défense de l’intégrité territoriale. Que ce soit chez nous ou ailleurs, si cela n’est pas le cas, sachez que nous sommes dans une dynamique dangereuse qui pourrait mettre en danger la paix », souhaite Amadou Oury Bah.

 

Kankan, Pathé Sangaré pour Siaminfos.com

 

611 30 36 09

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