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Mamadi Doumbouya élevé au rang de Général de corps : réactions croisées de quelques acteurs sociopolitiques de Labé

Le président Mamadi Doumbouya a été élevé mardi au grade de Général de corps par de nombreux officiers militaires venus lui présenter les vœux de nouvel An. Après la publication de ce décret, les commentaires vont bon train dans la commune urbaine de Labé. Et pour de nombreux acteurs sociaux et politiques, la préoccupation du chef de la junte guinéenne devrait être consacrée au retour à l’ordre constitutionnel.

Interrogé ce mercredi, 24 janvier, Boubacar Sadio Baldé, vice-président de l’UFR, estime que cette élévation du président de la transition n’était pas nécessaire.

« Je suis surpris parce que la plupart des putschistes notamment Jerry Rawlings, Amadou Toumany Touré et j’en passe, ont généralement gardé leurs grades. Même le capitaine Dadis avait gardé son grade de capitaine. Disons que ce n’était pas absolument nécessaire. Peut-être qu’ils ont voulu qu’il ( Doumbouya ) ne soit pas frustré au niveau des grades. Aussi dans l’armée, la fonction l’emporte sur le titre ou le grade. Donc s’ils veulent faire ça, moi je ne vois pas d’inconvénient. Mais pour moi, c’est pas l’essentiel. C’est une réorganisation entre militaires, mais je pense que le plus important pour eux, c’est de se mettre à terminer les différents travaux qu’ils ont prévus pour la transition », a-t-il indiqué.

Poursuivant, Boubacar Sadio Baldé ajoute que le président de la transition a bien fait de quitter la tête des forces spéciales pour s’occuper uniquement du retour à l’ordre constitutionnel.

« Moi, je pense qu’il a bien fait de quitter les forces spéciales parce qu’il a beaucoup de travail et il ne peut pas gérer cette unité de manière journalière. Donc, il fallait comme il l’a fait, confier cette tâche à quelqu’un. Nous prenons acte de ce fait et espérons que ça pourra toujours aider à ce qu’il se concentre sur l’essentiel c’est-à-dire la fin de la transition. Malheureusement, on ne le voit pas sur cette piste, même si beaucoup de Guinéens semblent être exacerbés par cette transition qui n’a que trop duré sans aucune annonce majeure. L’appel, c’est que la Guinée s’oriente vers la fin de la transition parce que nous ne pouvons pas continuer avec des régimes militaires qui ne sont pas élus. A force de garder le pouvoir, c’est des problèmes », a-t-il indiqué, avant que le coordinateur préfectoral des organisations de la société civile ne renchérisse :

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« On sait que l’armée c’est les grades mais le général Doumbouya étant jeune, pouvait ne pas faire de cela une priorité. Mieux que ça, il y a d’autres priorités de la transition. Il y a beaucoup de choses à faire et c’est ce qui me fait dire que nous avons des priorités pour rester dans une République démocratique. Les priorités, c’est de voir tous les paramètres pouvant nous conduire à un processus électoral pour nous ramener dans une République démocratique. Nous demandons aux forces de défense et de sécurité de nous faire sortir de cette transition. On ne peut pas compter sur un appui étranger tant que nous sommes dans cette situation », a-t-il averti.

 

Labé, Bachir Diallo pour siaminfos.com

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