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Massacre du 28 septembre : vers l’inauguration d’un centre de prise en charge des femmes victimes de violences sexuelles

L’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’homme et du citoyen (OGDH) et l’Association des Victimes, Parents et Amis du 28 septembre (AVIPA) étaient devant la presse ce samedi, 23 septembre 2023. Objectif, annoncer l’inauguration d’un Centre de prise en charge pour les femmes victimes de violences sexuelles. Cette inauguration est prévue le 28 septembre prochain à Maferinyah, dans la préfecture de Forékariah.

Ce centre a été financé par Global Survivor Found (GSF), un des partenaires de l’AVIPA, dans le cadre des actions de prise en charge intérimaire des femmes victimes de violences sexuelles.

Dans sa communication, Souleymane Camara, membre de l’AVIPA a expliqué davantage l’objectif de ce centre dédié aux femmes survivantes des exactions commises lors du massacre du 28 septembre 2009.

« C’est un centre de prise en charge holistique qui aura en son sein des médecins, des thérapeutes mais aussi des travailleurs sociaux qui pourront aider les victimes dans leurs activités génératrices de revenus qu’elles auront à initier. Le centre prend tous les éléments déterminants de soutien de femmes. Il y a médical, il y a psychologie, il y a la réinsertion socioéconomique. Elles vont apprendre à faire des métiers, mais aussi il y a des cours d’alphabétisation. L’autre innovation, il y aura une place de prise en charge des femmes et des petits enfants. Donc, il y aura une salle de prise en charge des enfants victimes de violences sexuelles », a-t-il laissé entendre.

Prenant la parole, dame Asmaou Diallo, présidente de l’AVIPA se dit soulagée pour la construction de ce Centre qui, selon elle, pourra beaucoup aider les femmes dans leurs prises en charge.

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« C’est un ouf de soulagement pour les victimes et les femmes victimes, mais aussi pour nous associations parce que c’est quelque chose qu’on a toujours voulu avoir. J’espère que lorsque vous verrez le centre vous allez donner votre avis si c’est quelque chose d’intéressant, d’important pour les victimes. On aimerait que le gouvernement puisse faire un pas vers ce centre pour pouvoir accompagner les victimes, parce que c’est très important pour nous. Il faudrait que le gouvernement fasse un pas important pour la protection des victimes », a-t-elle lancé.

A noter que grâce à ce programme d’accompagnement des femmes victimes financé par le GSF, de nombreuses mesures réparatrices intérimaires ont été mises en place. Il a été l’origine financière couvrant différents projets des femmes, les frais de scolarité accompagnés de formation sur la gestion financière notamment, aussi un fonds médical et psychologique permettant des thérapies individuelles, de groupes et familiales, des opérations et traitements médicaux de plus de 150 victimes.

Ces mesures, dites individuelles, ont ensuite été complétées avec des mesures collectives. Un livre de témoignages des femmes survivantes a été publié en décembre 2021 lors d’un lancement public à Conakry.

 

Abdourahmane Pilimini Diallo pour siaminfos.com

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