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Me Béa prend Guidhô Fulbhé à contre-pied : « Le collectif regrette très amèrement de tels propos qui ne reflètent nullement la moindre vérité »

Placé sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry depuis plus d’une année pour des faits de complot et complicité, le jeune influenceur Guidhô Fulbhé à de nouveau comparu vendredi, 19 avril devant le tribunal de première instance de Kaloum. Contre toute attente, dit-il, Mamadou Bailo Diallo s’est dit surpris de constater l’absence de ses avocats à l’audience du jour. Chose qui l’a même emmené à demander au tribunal un avocat commis d’office.

L’accusé qui avait pris la parole à la barre, avait justifié cette absence de ses conseils par une histoire de non-paiement d’honoraires. Des propos qui ont surpris maître Salifou Béavogui, un des avocats qui prend Guidhô Foulbhé à contre-pied.

A en croire l’avocat, « nous avons été très surpris d’apprendre que notre client Mamadou Bailo Diallo, alias Guidho Fulbhé aurait déclaré avoir été trahi par ses avocats qui ont boudé son audience pour exiger le paiement des honoraires. Le collectif regrette très amèrement de tels propos qui ne reflètent nullement la moindre vérité. Le collectif chargé de sa défense n’a ni boudé, ni boycotté cette audience qui devrait se tenir ce vendredi, 19 avril au tribunal criminel de Kaloum. Le collectif ne l’a pas non plus trahi, le collectif reste serein, déterminé, engagé à aller jusqu’au bout de cette défense. En effet, depuis le 19 septembre 2022, M. Mamadou Bailo Diallo, alias Guidho Fulbhé, a été enlevé dans son champ d’arachide à Koundara et conduit dans des milieux extra- judiciaires. Depuis lors, le collectif n’a eu aucun jour de repos. Tous les jours que Dieu fait, nous avons insisté, persisté et signé que son arrestation était arbitraire et qu’il devait être immédiatement remis en liberté. Et le fait qu’il soit retenu dans les mains des autorités administratives n’était pas conforme à la loi. Autrement dit, le fait d’être retenu dans des lieux tenus secrets qui échappent au contrôle, à la vigilance, à la direction de l’autorité judiciaire était une violation manifeste du principe de la séparation des pouvoirs. C’est bien grâce à nous, à nos efforts, à notre courage et à notre détermination à aller jusqu’au bout que finalement à peu près quatre mois de détention dans des milieux extra-judiciaires qu’il a finalement été présenté à la direction centrale de la police judiciaire. Et le lendemain, conduit au tribunal de première instance qui a décidé de le poursuivre pour complot. Depuis lors, nous nous sommes battus et finalement il a été renvoyé devant la juridiction de jugement. Chose que nous avons constaté parce que pour nous, le dossier est totalement vide. L’unique raison des acharnements contre lui, ce sont ses sorties sur les réseaux sociaux, qui étaient de nature à entraîner des ennuis à certaines personnes ou à certaines autorités. La dernière audience qui date de deux semaines, a connu notre présence. Ce jour, nous nous sommes déployés vraiment à assurer sa défense », a rappelé l’avocat avant d’ajouter :

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« Malgré tout, ce matin, nous avons envoyé l’un de nos confrères au tribunal qui est resté très longtemps jusqu’aux environs de 10h 11 heures. Il nous a remonté l’information selon laquelle, il n’y aurait pas eu d’audience en raison de la tenue de cette réunion au département présidée par le Garde des sceaux. Donc, nous étions dans cette difficulté et finalement, nous n’avons pas pu harmoniser nos idées et nous avons sollicité juste un report pour une semaine pour que nous puissions être présents et continuer à assurer notre mission de défense. Lorsque nous apprenons que nous avons boudé l’audience, nous sommes très surpris, mais pas découragés. Parce que nous restons tout de même des professionnels qui savent qu’est-ce-qu’il faut et comment il faut se battre pour sauver les libertés arbitrairement confisquées. Notre détermination à poursuivre cette défense est sans commune mesure. Et si tout va bien, nous serons à l’audience prochaine pour continuer la défense », a-t-il promis.

 

Bah Mohamed pour Siaminfos.com

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