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Où en sommes-nous avec les 35 résolutions issues du dialogue ? : ce qu’en dit Dr Makalé Traoré, porte-parole des facilitatrices

Plusieurs mois après la remise officielle au chef de la junte guinéenne des 35 résolutions issues du dialogue inter guinéen, bon nombre d’observateurs s’interrogent aujourd’hui sur leur mise en œuvre. Dr Makalé Traoré, porte-parole du groupe des facilitatrices, a pris la parole ce mardi, 11 juillet 2023 pour éclairer la lenteur des uns et les autres.

Dans un exercice qui paraît difficile, l’ancienne ministre de la Fonction publique a tenu à apporter d’abord des précisions sur le comité national permanent de suivi des résolutions issues du dialogue inter guinéen : « En matière de mise en œuvre, je pense qu’il y a deux éléments : les structures de mise en œuvre et puis les résultats par rapport à la mise en œuvre de ces résolutions. Nous avons procédé à la remise officielle de ces résolutions au chef de l’État le 21 décembre 2022. Le 27 décembre, par décret, il est mis en place le comité national permanent du suivi des résolutions du cadre de dialogue. Ce comité permanent mis en place est non seulement composé des représentants des coalitions politiques, des faîtières de la société civile, de personnes ressources et puis présidé par le Premier ministre qui est assisté par ses ministres de l’Administration du Territoire et des Affaires Étrangères. Il y a également les observateurs (le Conseil national de la transition, les ambassadeurs, la CEDEAO). Et puis vous avez les 3 facilitatrices qui sont chargées de veiller au respect des modalités pratiques de mise en œuvre des résolutions. Faciliter la communication et jouer le rôle de rapporteur. Ce comité permanent national est extrêmement important dans le processus de suivi. Nous avons eu plusieurs dialogues en Guinée et que souvent, les résultats de ce dialogue sont restés dans les tiroirs », a-t-elle rappelé.

Par ailleurs, la porte-parole du groupe des facilitatrices a laissé entendre que pour mettre en œuvre ces 35 résolutions, cinq équipes ont été constituées auprès de plusieurs départements ministériels :

« Et là, on met en place un comité national qui est chargé de coordonner et assurer le suivi régulier des résolutions issues du cadre de dialogue. Ce comité s’appuie sur un secrétariat technique. Donc, il ne travaille pas seul, un secrétariat technique que nous avons organisé en cinq équipes. Une première équipe qui est placée auprès des ministères du Plan et de l’Administration du Territoire pour le suivi de l’identification général des populations et le RAVEC. Une deuxième équipe qui est placée auprès du CNT pour suivre l’élaboration de la nouvelle Constitution, les organismes et l’OGE. Vous avez une troisième équipe qui est chargée de suivi des élections et qui est placée auprès du MATD. Vous avez enfin une équipe qui est placée auprès du ministère de la Justice pour le suivi de l’exercice des libertés publiques et des activités politiques en lien avec la loi, et aussi auprès du ministère de la Sécurité et de Protection Civile. Donc, ces 5 équipes font un rapport synthèse mensuel qui est transmis au comité permanent qui se réunie une fois par mois sous la présidence et la convocation de son président, le Premier ministre », a-t-elle indiqué avant de poursuivre :

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« Maintenant, au niveau des résultats, vous avez ceux liés au RAVEC. Puisque nous allons à la pêche de l’information, nous avons tout un ensemble d’éléments qui correspondent à la mise en œuvre de cette problématique. Dans les résultats, tout est consigné. Il y a eu beaucoup de déclarations parce que les gens ne vont pas à la source d’information. Vous avons l’effet de documenter tout ce que nous avons fait dans ce processus de dialogue. Sur la Constitution par exemple, il y a le symposium, le débat d’orientation constitutionnel, et maintenant ils sont sur la rédaction de l’avant-projet. Donc, c’est comme ça que nous avons travaillé sur toutes les rubriques. Je voudrais préciser qu’au niveau de l’exercice des libertés publiques et activités politiques en lien avec la loi, nous sommes en parfait accord avec les résolutions et encourager l’accélération des procédures judiciaires, c’est un travail constant. Et lorsqu’à un moment donné ça a bloqué, nous avons demandé au CNRD et au Premier ministre d’associer les organisations de femmes, de jeunes et des religieux. Il est à saluer l’attitude des Forces Vives de Guinée par la suspension des manifestations et la prise des mesures d’apaisement par les autorités. Le mécanisme de suivi est en place et je peux vous rassurer que quotidiennement, nous travaillons à ce que ces résolutions là soient appliquées. Notre préoccupation aujourd’hui se situe au niveau de la prise en compte de la communication avec les acteurs politiques. Et là aussi, c’est grâce à ces mécanismes de suivi qu’aujourd’hui nous évoluons sur cette question », s’est-elle réjouie chez nos confrères de la radio Espace.

 

 

Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

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