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Ousmane Gaoul Diallo dément des associations de presse : « La liberté de la presse n’est pas du tout menacée en Guinée »

Lundi, 16 octobre 2023, le Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG) a organisé une manifestation pour dénoncer la restriction du site d’informations Guineematin.com. Manifestation au cours de laquelle, une dizaine de journalistes ont été interpellés « violemment » avant d’être relâchés, mais placés sous contrôle judiciaire. Comme il fallait s’y attendre, le porte-parole du gouvernement guinéen, à l’issue du Conseil des ministres du jeudi, 19 octobre 2023, s’est exprimé sur le sujet.

Ousmane Gaoual Diallo, puisqu’il s’agit de lui, a plutôt préféré faire la morale aux journalistes : « Les gens même en courant peuvent tomber, ça arrive. Ce n’est pas pour autant que vous allez dire qu’ils ont été agressés, violentés, c’est normal (…) La manifestation n’était pas autorisée du tout. J’invite les journalistes à être plus responsables, je ne dirai pas qu’ils sont irresponsables. La liberté de la exige d’abord la responsabilité. Ce que la presse fait en Guinée, ça ne se fait nulle part dans le monde. Il y a qu’en Guinée où on peut se faire permettre d’inviter quelqu’un au micro et qu’il dise toutes les insanités qu’il souhaite sur n’importe qui et on considère que c’est la liberté de la parole. C’est en Guinée où un journaliste peut dire que tel monsieur est un criminel, bandit et puis on considère que c’est la liberté d’expression. Si vous voulez réparer votre dignité, on dit que c’est une atteinte à la liberté », a-t-il martelé avant de poursuivre :

Les associations de presse avaient intérêt à demander à ceux qui accusent aient le minimum d’éléments de preuves qui justifient que c’est moi ou l’État guinéen. À défaut, ils restent derrière leur plainte contre X et qu’ils attendent que les structures habilités de l’État. S’ils ont fait des investigations qui leur ont permis d’assoir leur conviction que c’est moi ou l’État, s’ils ne peuvent pas les diffuser, soyez exigeants qu’ils les mettent à votre connaissance confidentiellement pour que vous puissiez les soutenir au moins. Mais si n’importe qui se lève pour lancer un discrédit sur l’autre ou l’État et puis, derrière, vous dites que c’est la liberté de la presse, vous allez fragiliser votre métier (…) Vous avez intérêt à soutenir le journalisme, la responsabilité. Ceux qui agissent dans le respect de votre déontologie, de vos principes. Ceux qui s’écartent de ça, prenez vos distances avec eux sinon vous tirer votre métier vers la base. C’est pas plaisant d’être indexé tous les matins pour rien du tout. Personne n’aimerait que la liberté de la presse soit menacée, et elle n’est pas du tout menacée en Guinée malgré tous les titres qu’on fait soi-disant qu’elle est menacée », a-t-il rétorqué.

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Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

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