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Retrait du Mali et cie de la CEDEAO : «Ils veulent se maintenir le plus longtemps que possible au pouvoir »

Dans un communiqué conjoint rendu public récemment, le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont annoncé leur retrait de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Depuis cette annonce, des commentaires venant des acteurs sociopolitiques guinéens et étrangers ne cessent de tomber. A en croire le conseiller en communication du leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Assimi Goïta et cie ont certainement un agenda caché.

Souleymane Souza Konaté estime que ces derniers veulent se maintenir au pouvoir :

« Pour être honnête dans les analyses, il y a certaines récriminations qu’on fait à la CEDEAO. Depuis un certain temps, les acteurs de la société civile et même nous les politiques, il y a beaucoup de rapports qui ont été établis pour dresser les difficultés de la CEDEAO. On a demandé à ce que des solutions rapides soient trouvées pour qu’ils puissent sortir rapidement de cette situation, mais rien n’a été fait. Et c’est ce qui nous amène malheureusement dans cette crise. Tout le problème avec la CEDEAO et ces militaires là, c’est le processus de retour à l’ordre constitutionnel. Je prends le cas de la Guinée par exemple. Vous faites un coup d’État, on vous dit d’accord, il faut négocier », a-t-il martelé avant de poursuivre :

« Il y a une période de notification qui a abouti à des résultats le 22 octobre. Ils se sont engagés que dans un délai de deux ans, la transition va finir en Guinée et ils vont organiser les élections libres, inclusives et transparentes pour permettre aux Guinéens de choisir librement un homme ou une femme capable de conduire leurs destinées les cinq prochaines années. Mais depuis le départ de la CEDEAO, tout ce qui a été conclu, ils n’ont respecté pratiquement rien. Ils sont arrivés à un moment donné où ils ont dit qu’ils n’ont plus besoin de la CEDEAO. Tous les points obtenus dans leur cadre de discussion rien n’a pratiquement commencé sur le terrain pour nous permettre d’aller rapidement vers ces élections, alors que si on prend le terme des accords là, la transition finit en Guinée au plus tard le 31 décembre 2024. C’est la même chose au Mali. On vous dit de sortir un agenda clair et précis pour l’organisation des élections inclusives, libres et transparentes pour permettre au peuple de choisir librement. Et depuis là, parce que les gens ont des agendas cachés, ils veulent se maintenir le plus longtemps que possible au pouvoir, ils font la sourde oreille. Ce qui amène aujourd’hui la CEDEAO et ces militaires là dans cette difficulté. Ce qui est regrettable c’est le fait de vouloir imposer ça à un peuple sans pouvoir demander leurs avis », a-t-il déclaré chez nos confrères de la Voix du Peuple.

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Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

 

 

 

 

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