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Sorel Keita sur les 600 millions de dollars sollicités par le CNRD : « En terme de souveraineté, ça peut poser problème lorsqu’on tend toujours la main vers l’extérieur »

Lors du dernier sommet de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), il a été demandé à la junte guinéenne de faire preuve d’inclusivité dans la mise en œuvre du chronogramme de la transition. Dans la foulée, la junte au pouvoir a estimé que l’institution sous-régionale devrait œuvrer plutôt pour recouvrir les 600 millions de dollars sollicités. Pour Ibrahima Sory Sorel Keita, président de la commission des Affaires étrangères au Conseil national de la transition, il n’est pas normal de tendre toujours la main à l’extérieur.

Dans une interview exclusive qu’il a accordée à notre rédaction ce mercredi, 26 juillet 2023, il a tenu à mettre le point sur le ‘’i’’ : « Ça fait partie du jeu parce que généralement ceux qui demandent que les élections soient organisées, les partenaires financiers, les grandes organisations ont des budgets pour aider au retour à l’ordre constitutionnel. Donc, c’est pas quelque chose de choquant en soi. Le fait de lier ça à l’obtention de l’argent, c’est une autre histoire. Mais ça peut arriver qu’un pays qui a des difficultés financières demande à une organisation qui a les moyens de l’aider. En terme de souveraineté, ça peut poser problème lorsqu.on tend toujours la main vers l’extérieur. Il faut se battre pour qu’un certain nombre de nos activités puissent être financées par nous-mêmes. Aujourd’hui, il y a pas mal de choses qui sont financées par le budget national, qui n’attendent pas l’aide de l’extérieur. Il faut l’amplifier, mais pour cela il faut assainir l’économie, il faut développer le pays et c’est pour cela je ne suis pas fâché que le régime actuel fasse du développeur. Il y a des urgences économiques, sociales. Est-ce qu’ils vont rester les bras croisés et laisser la pauvreté prospérer, non ? Mais, il faut faire de plus en plus qu’on soit moins dépendants de l’aide extérieur », nous-a-t-il confié avant de s’exprimer sur les menaces du président de la CEDEAO par rapport aux coups d’État dans la sous-région :

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« Le putsch ne fait pas partie du mode d’accession normal au pouvoir. Le mode d’accès normal au pouvoir, dans tous les pays du monde, c’est les urnes. Donc, ça ne me choque pas en soi. Malheureusement, il arrive que ceux qui accèdent au pouvoir par les urnes y accèdent de manière frauduleuse ou scandaleuse avec violence ou accaparement du pouvoir. Et à ce moment là, qu’est-ce qu’on fait ? On reste les bras croisés et on regarde le pays s’enliser dans la misère, dans violence, dans l’accaparement de ses richesses, non on réagit », a-t-il estimé.

 

 

Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

 

 

 

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