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Bah Oury titille les facilitatrices du cadre de dialogue : « Nous n’avons pas besoin d’une courroie de transmission entre nous et les autorités de la transition »

Suite au décret pris par le colonel Mamadi Doumbouya donnant la latitude aux gouverneurs de nommer les chefs de quartiers et districts, la classe politique guinéenne semble être divisée. Pour tenter de rapprocher les positions, le groupe des facilitatrices du cadre de dialogue a décidé de rencontrer individuellement les coalitions. Pour le président de l’Union des démocrates pour la renaissance de la Guinée (UDRG), il en est pas question de répondre à cette sollicitation.

Sans passer par le dos de la cuillère, Bah Oury laisse entendre que ce n’est pas leur travail : « Au niveau des facilitatrices, nous leur avions suggéré de prendre sous leurs auspices la nécessité d’organiser régulièrement ces plénières de ces coalitions, elles n’ont pas accédé à notre demande. C’est la raison pour laquelle avec la décision du président de la transition de signer le décret de nomination des chefs de quartiers et des présidents de districts par les gouverneurs, il y a eu des échanges part et d’autre qui montrent que la décision n’a pas été jugée appropriée dans le contexte actuel. C’est à ce moment que les facilitatrices ont pris l’initiative d’écrire individuellement aux coalitions pour leur demander à les rencontrer pour connaître leurs positions par rapport à la question. Nous avons estimé, dans le cadre de la conférence des coalitions politiques et faîtières, que la démarche n’était pas appropriée. Des rencontres individuelles, à quoi ça sert ? Or, ce qui peut faire foi, c’est des plénières où tout le monde se retrouve pour discuter de la question, avoir une attitude consensuelle et par la suite, que cette résolution soit transmise à qui de droit mais des rencontres individuelles ne peuvent pas permettre d’user de la pertinence ni de possibilité d’échanges et des interactions indispensables pour avoir un point de vue consensuel. C’est la raison pour laquelle nous avons estimé que nous ne sommes pas en position de répondre favorablement à une invitation pour des rencontres individuelles si ce n’est pas dans le cadre d’une plénière convoquée en bonne et due forme par les facilitatrices », a-t-il martelé avant de poursuivre :

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« C’est-à-dire les facilitatrices n’ont pas été à l’écoute de nos sollicitations et nos demandes à un moment donné. Et dans le cas d’espèce, la décision de nomination des chefs de quartiers et présidents de districts est une décision réglementaire qui ne nécessite pas l’implication des facilitatrices et de ce point de vue nous n’avons pas besoin d’une courroie de transmission entre nous et les autorités de la transition. Donc, nous considérons que c’est mal venu et ce n’est pas la démarche qui aurait été la plus appropriée, nous préférons décliner parce que si on veut rencontrer les autorités, on préfère le faire directement au lieu de passer par une personne interposée dont le mandat ne demande pas à ce qu’il y ait cette intermédiation », a-t-il indiqué.

 

Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

 

 

 

 

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