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Dr Ibrahima Sory tire au bazooka sur Guillaume Hawing : «Lorsque vous n’avez pas pu avoir 50% d’admis au baccalauréat…»

Dans le but d’obtenir des résultats probants, les autorités guinéennes de la transition ont initié l’évaluation à mi-parcours des membres du gouvernement. Cette évaluation dont les résultats ont été rendus publics jeudi à Conakry, est appréciée différemment par de nombreux acteurs sociopolitiques guinéens. C’est le cas notamment du président du parti ADC-BOC qui n’a pas été tendre avec plusieurs départements ministériels dont celui de Guillaume Hawing.

A en croire Dr Ibrahima Sory Diallo, le département de l’Enseignement Pré-Universitaire et celui des Transports sont à la traîne : « Quand on prend au niveau de l’Enseignement Pré-Universitaire, c’est le pire qui est là. Aujourd’hui, les jeunes sont très mal gérés dans les lycées et primaires. Il n’y pas un programme d’appui et d’accompagnement. Il n’y a pas de dortoirs dans les universités. Aujourd’hui, les jeunes sont des abonnés de Campus France. Chacun veut quitter le pays, chacun se regroupe au niveau de la Méditerranée. La plupart d’entre eux sont des universitaires et ils veulent poursuivre leurs études ailleurs. C’est lorsqu’il y a le Bac qu’on se lève maintenant pour faire des bruits, dire qu’on va mettre des caméras pour recaler qui et faire passer qui ? Le taux d’admission baisse depuis combien d’années ? Quand on n’a même pas 50% d’admis, c’est grave. Lorsque vous n’avez pas pu avoir 50% d’admis au baccalauréat, tous les enseignants, encadreurs et responsables sont incapables et non les jeunes. Lorsque vous formez quelqu’un et vous n’avez pas pu avoir 50% de réussite de lui, c’est qu’il est mal formé. Si l’élève n’a pas pu valider son bac, c’est qu’il a été mal formé. Si vous voyez que vous n’avez pas pu rehausser le niveau d’un élève, c’est que vous êtes incapable », a-t-il lâché avant de poursuivre :

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« Il faut partir aussi au niveau du transport. Pourquoi aujourd’hui on n’a pas des transports publics où les gens peuvent trouver des bus pour vaquer à leurs occupations. Aujourd’hui, tout le monde s’est dirigé vers les taxi motos. L’État a abandonné ce secteur et personne n’y pense », a-t-il martelé.

 

Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

 

 

 

 

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