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Enlèvement ou relocalisation des poubelles le long des routes de Conakry : ce qu’en disent des acteurs de l’assainissement

Depuis le week-end dernier, nous constatons l’enlèvement des poubelles de 600 litres à maints endroits, dans la commune de Dixinn. Chose qui fait réagir des acteurs de l’assainissement. Mais, selon nos informations, la décision de relocaliser les poubelles a été prise par le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation lors d’un conseil de cabinet.

Interrogé par un de nos reporters, Souleymane Traoré, assistant technique du directeur général de l’ANASP a apporté quelques précisions.

« Du pont 8 novembre jusqu’au carrefour échangeur, nous avons constaté que la route est très bien faite et que les activités d’assainissement se mettent en évidence. L’initiative, ce n’est pas d’enlever totalement les poubelles, mais de chercher à les relocaliser dans les quartiers afin que les endroits demeurent toujours propres. Comme vous le savez, l’existence de ces poubelles dans ces endroits, y a des citoyens qui ne dépotent même pas dans les poubelles. Ce qui compromet les efforts qui sont déployés sur cet axe », a fait savoir Souleymane Traoré, assistant technique du directeur général de l’ANASP.

Selon nos informations, cette opération de relocalisation est une phase pilote qui ne concerne que la commune de Dixinn pour le moment. Mais le constat révèle que sur le terrain, quelques poubelles de 600 litres ont été enlevées à maints endroits dans la commune de Matoto, sur le tronçon Base militaire-aéroport. Chose que regrette le coordinateur de la CONAAG de Matoto, qui parle d’un acte de sabotage.

« Les PME de pré-collecte ne sont pas préparées à ça dans la commune de Matoto. Parce que lors d’une réunion, on avait dit que c’est la commune de Dixinn qui a été choisie comme la commune pilote de l’enlèvement progressif de ces points d’apport volontaire. Ça doit être normalement de façon consensuelle entre l’ANASP, la commune et les PME de pré-collecte », indique Famougnai Camara.
De son côté, Mamadou Cellou Diallo, conseiller communal, par ailleurs président de la commission environnement et développement durable de Ratoma, s’interroge:

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« Il y a des questions à se poser. Est ce que toutes les dispositions ont été prises pour que là où les poubelles étaient ne soient transformé en des points de dépôt sauvage ? Sur la question, je pense que les PME de pré-collecte doivent s’organiser pour augmenter leur taux de pénétration, faire en sorte que ceux qui avaient l’habitude d’envoyer leurs ordures à ces endroits puissent comprendre la nécessité de s’abonner à une PME de pré-collecte. A l’image des communes, le ministère devrait prendre des arrêtés d’interdiction de jeter les ordures dans la rue mais aussi un arrêté d’obligation des gens à s’abonner aux PME de pré-collecte. Aller jusqu’à mettre à contribution la police et la gendarmerie », a-t-il suggéré.

 

Ibrahima CAMARA pour siaminfos.com

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