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Interdiction d’exportation du riz par l’Inde : les assurances du ministre guinéen de l’Agriculture, Mamadou Nagnalen Barry

L’annonce faite par l’Inde de sursoir à l’exportation de son riz vers l’extérieur inquiète plus d’un. Alors que l’inquiétude ne cesse de monter en Guinée, le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage a pris la parole ce jeudi, 3 août 2023, pour tenter de rassurer l’opinion. Selon Mamoudou Nagnalen Barry, il est hors de question de s’inquiéter.

Joint au téléphone ce matin, il a tenu à apporter quelques précisions à ce sujet : « Le prix du riz en Guinée est l’un des plus stables sinon le plus stable en Afrique. Au pire des cas, nous sommes parmi les pays les plus stables en terme de prix depuis l’avènement du CNRD au pouvoir. Le prix n’est pas en train d’augmenter et il faut féliciter le ministère de l’Économie et celui du Commerce pour cet exploit. Sans penser à ce qui se passe en Inde, la transition a l’ambition de mettre fin à l’augmentation drastique de l’importation du riz en Guinée. Graduellement, chaque année notre importation augmente d’environ 100 mille tonnes. Aujourd’hui, nous sommes 800 mille tonnes de riz importés par an, ce qui est extrêmement élevé. Mais ce n’est pas l’une plus grandes importations en Afrique de l’Ouest. On ne se compare même pas un peu au Sénégal, à la Côte d’Ivoire ou au Nigeria en terme d’importation du riz. Même au Burkina, ils importent largement plus de riz que nous », a-t-il martelé avant de poursuivre :

« Le Nigeria est le plus grand producteur du riz en Afrique de l’Ouest, ne veut pas dire que le Nigéria n’importe pas. Il importe largement plus de riz que la Guinée. Notre pays est le deuxième producteur de riz en Afrique de l’Ouest, ne veut pas dire que la Guinée s’auto-suffit. Nous produisons beaucoup mais ça ne suffit pas nos populations. Mais en termes de possibilités de proximité à l’autosuffisance en riz, la Guinée a plus de chance que beaucoup d’autres pays. Cette année, notre stratégie est claire, on va renforcer la production du riz et du maïs. On a beaucoup investi dans la production du riz cette année. A côté du riz, nous avons une forte campagne de diversification alimentaire. Pour diversifier l’alimentation et réduire la dépendance vis-à-vis du riz, il faut développer les tubercules. Selon notre institut de statistiques alimentaires agricoles, nous avons fait plus de 2 millions de tonnes de riz. Cette année, nous ciblons au 2 500 000 mille tonnes, nous avons des questions de fond auxquelles nous devons trouver des réponses. Le niveau importation et production mis ensemble est supérieur au niveau de consommation », a-t-il confié à nos confrères de FIM FM.

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Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

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