Sélectionné pour vous :  Affaire diplômes à l'Université de Sonfonia : les étudiants sortants appellent à une nouvelle manifestation mercredi

Don d’Ousmane Gaoual aux victimes du régime Condé : « Toutes les victimes ont le droit d’être accompagnées », selon Kaly Diallo

Le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo a volé au secours des victimes des manifestations politiques sous l’ère d’Alpha Condé hier jeudi, 10 août 2023. Certaines ont eu des enveloppes d’argent et des motos, d’autres ont bénéficié d’une évacuation sanitaire en Tunisie pour des soins.

Cette initiative force les commentaires des uns et des autres dans la cité étant donné que seules les victimes du régime Condé ont retenu pour l’heure l’attention du ministre des Postes, Télécommunications et de l’Économie numérique. Sur la question, Mamadou Kaly Diallo, activiste des droits de l’homme, estime que les critères de choix pour faire un tel don devraient être bien réfléchis.

Pour le responsable du programme démocratie sans violances, baïonnette intelligente, toutes les victimes ont les mêmes droits. Droit à l’assistance sanitaire, alimentaire ou encore juridique.

« Peut-être que le ministre qui a pris l’initiative peut très bien nous dire clairement ses objectifs. Ou peut-être que le CNRD ne reconnaît pas avoir fait de victimes dans ce sens. Vous savez que les victimes du régime défunt, il y a eu une communication officielle là-dessus allant dans le sens de l’identification des présumés auteurs, peut-être que l’accompagnement s’inscrit dans le cadre là. Mais que ça soit les victimes du régime défunt de M. Alpha Condé, que ça soit les victimes du CNRD, toutes les victimes ont le droit d’être accompagnées. Que ça soit maintenant une assistance sanitaire ou juridique, les victimes ont le droit d’être accompagnées. Car, une victime, c’est une victime », a-t-il indiqué avant de faire remarquer que l’acte du ministre Gaoual est salutaire. Mais le mieux selon lui, serait de choisir les victimes en situation difficile.

Sélectionné pour vous :  Guinée : naissance d'un mouvement pour le retour à l'ordre constitutionnel

« Que le ministre prenne l’initiative de faire un don, je dis à la place de ces victimes que c’est bien. Mais sauf qu’il fallait beaucoup plus de critères pour voir les victimes qui sont plus dans le besoin. Je pense qu’avec une telle volonté, on aurait établi des critères pour voir les victimes en situation difficile pour commencer par celle-là », a-t-il lancé au micro de Siaminfos.com.

 

Cheick Fantamadi pour Siaminfos.com

Laisser une réponse
Share to...