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Vers une grève générale et illimitée dans tous les secteurs publics et privés en Guinée ? Le mouvement syndical très en colère

Le secrétaire général du syndicat des professionnels de la presse de Guinée a été reconduit en prison ce mardi, 30 janvier 2024. Une décision du doyen des juges qui sonne comme une provocation aux yeux du syndicat de la presse. D’ailleurs, le secrétaire général adjoint du SPPG annonce des mesures fortes à entreprendre pour pousser les autorités à fléchir.

D’abord le SPPG a écrit à des ambassades basées à Conakry mais aussi à des institutions internationales, pour attirer l’attention de la communauté internationale sur la volonté des autorités guinéennes à éteindre définitivement les médias libres et indépendants en Guinée.

« On a tenu une assemblée générale extraordinaire ce matin, avec les 13 centrales syndicales du pays réunies au sein de la confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG). Une assemblée à l’issue de laquelle, on a décidé de donner 72 heures aux autorités de Conakry pour procéder à la libération de Sékou Jamal Pendessa. A défaut, on se réservera tous les droits pour le respect de la charte de la transition, pour bien entendu, passer par d’autres moyens notamment, le déclenchement d’une grève générale et illimitée dans tous les secteurs publics et privés du pays, pour non seulement obtenir la libération du camarade Pendessa, mais aussi pour la satisfaction totale et intégrale des autres points de notre plate-forme revendicative. Il s’agit notamment de la fin du brouillage des radios privées, la réintégration des chaînes privées au niveau du Canal+ et Startimes, mais aussi la fin de toutes les menaces qui planent sur la tête des journalistes en Guinée », a martelé Ibrahima Kalil Diallo, secrétaire général adjoint du SPPG.

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L’autre décision prise par le Syndicat des professionnels de la presse privée de Guinée est de « se constituer en « prisonnier à partir des prochains jours, de tous les tribunaux du pays, pour que ceux qui ont la volonté aujourd’hui de mettre sous le grappin les journalistes, finalement qu’on leur donne l’opportunité de rentrer tous dans les prisons et de les laisser faire ce qu’ils veulent faire de ce pays là », a-t-il coupé ajouté.

 

Cheick Fantamadi pour Siminfos.com

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