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Mission du MATD aux QG des partis politiques : « cette mission n’a aucun sens pour moi honnêtement » ( Makanera Kaké)

Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a rendu public mercredi, 5 juillet le rapport de la mission d’inspection et de collectes des données effectuées au seins de certaines formations politiques. Le résultat indique que sur les 187 partis politiques agréés sur le territoire guinéen, seulement 79 ont été visités, 48 ont donné des informations erronées et 44 sont sans adresse. Ce rapport du MATD continue de faire grincer des dents depuis près de 24 heures et chacun y va de son commentaire.

Pour Alhoussein Makanera Kaké, président du parti FND que notre reporter a rencontré ce jeudi, 6 juillet 2023, « cette mission n’a aucun sens pour moi honnêtement. Le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a le répertoire de tous les partis politiques. Avant la création d’un parti politique, vous avez le statut et le règlement intérieur qui sont déposés. Le ministère pouvait rester sur place, demander aux partis politiques de se présenter. Par exemple, on demande le siège. La loi n’a pas dit qu’est-ce qui doit être un siège, c’est simplement votre adresse. On parle de compte bancaire, mais compte bancaire c’est quoi ? C’est simplement le jour où vous allez recevoir l’argent de l’État ou la contribution des militants pour ne pas que ceux qui sont chargés de gérer détournent. La loi n’a même pas dit le minimum de montant, donc même ci y a rien dedans ce n’est pas un problème. On parle de l’implantation, la loi n’a jamais dit que le parti doit être implanté parce que pour évaluer un parti politique on cherche à savoir qu’elle est la mission du parti. Sa mission, c’est de participer au débat politique, à l’éducation de la population. C’est sur ces deux points qu’on peut évaluer les partis politiques », a réagi l’ancien député, qui fait savoir que cette mission du MATD n’est pas arrivée au Quartier Général de son parti.

« J’estime que je suis en règle mais cette règle ne me permettra pas de faire ma campagne, c’est pourquoi l’administration du territoire devrait rencontrer les partis politiques, discuter avec eux, ils posent leurs problèmes. Vous posez vos problèmes, vous trouverez des solutions. Mais dès qu’on dit administration chez nous, on voit directement la sanction alors que le rôle de l’administration, c’est de rendre la vie harmonieuse, paisible pour les citoyens. Vous ne pouvez pas aider les gens plus que eux-mêmes. Moi, je suppose que la mission là, ce n’est pas contre les partis politiques. Celui qui te dit d’être conforme à la loi, il t’aide », déclare Alhoussein Makanera Kaké avant de poursuivre :

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« Je suis tout à fait d’accord qu’aujourd’hui on a une crise au niveau des partis politiques parce que les partis politiques qui sont en règle sont incapables de compétir.
Les parties politiques qui peuvent compétir ne peuvent pas être en règle, c’est ça la vérité. Pourquoi ? Parce que quand vous prenez la charte des partis politiques, il est interdit à un parti politique de recevoir l’ensemble des dons plus de 20 % du patrimoine du parti. Même les responsables ne peuvent pas donner plus de 20% du patrimoine du parti. Si on applique ça, aucun parti politique ne pourra même faire la campagne en Guinée. Pour le moment, nous on est pas en règle parce qu’on a même pas les moyens de faire notre campagne. En parlant de la règle, je parle de cette disposition qui dit que vous ne pouvez pas recevoir plus de 20% du patrimoine du parti. Aujourd’hui, si vous prenez le patrimoine d’un parti politique qui ne représente même pas 1 million, si on dit que vous ne devez pas recevoir 20%, c’est que vous devez pas dépasser 200 000 mille francs guinéens. Comment le parti va faire sa campagne ? Y a plein de partis qui sont en règle par rapport à ça parce que, ce que les gens pensent que c’est pas la règle, c’est ça la règle. Si vous voyez qu’on a sérieusement encadré cette partie, ce n’est pas pour rien. C’est même une cause de dissolution et le législateur a dit une chose très grave c’est-à-dire la dissolution d’un parti politique. L’État doit pouvoir créer des conditions pour que les partis politiques soient conformes à la règle », indique l’ancien ministre de la Communication.

 

Ibrahima CAMARA pour siaminfos.com

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