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Procès du 28 septembre en Guinée : « Il faut qu’à un moment donné on arrête l’audition des victimes » (Me Hamidou Barry)

Après quelques semaines de pause, le procès du massacre du 28 septembre 2009 a repris son cours normal ce mardi, 3 octobre 2023, au tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la Cour d’appel de Conakry. En effet, le tribunal continue d’entendre les victimes à la barre. Pour Me Hamidou Barry, un des avocats de la partie civile, il faut maintenant arrêter l’audition des victimes.

Selon lui, cela pourrait éviter le prolongement du procès sur trois ans :

« Au niveau de la coalition, nous avons environ 135 victimes assistées depuis chez le juge d’instruction et devant la juridiction de jugement. Mais de nos jours, on a une dizaine de victimes qui ont besoin de soins immédiats. Au niveau de la partie civile, nous sommes environ 20 avocats. Imaginez que nous avons commencé l’audition des victimes au mois de février jusqu’au 31 juillet on n’a pas 60 victimes. J’ai fait une proposition lors de la réunion des parties le 5 avril 2021 : le tribunal, le parquet, les avocats des accusés et de la partie civile. Je leur ai dit qu’il y a plus de 400 victimes qui sont auditionnées et qui ont leurs PV, il y a de nouvelles constitutions. Si nous entendons par échantillonnage, il faut qu’à un moment donné, on arrête l’audition des victimes. Cela n’empêche que les victimes se constituent et déposent leurs dossiers pour que nous puissions évoluer. S’il faut entendre environ 600 ou 700 victimes, nous allons faire devant le tribunal criminel de Dixinn deux ou trois ans », a-t-il prévenu avant de poursuivre :

« Il y a les victimes, quand nous prenons par exemple les leaders politiques, quand ils viennent, ils peuvent prendre deux semaines. Il y a les victimes ordinaires qui prennent aussi deux ou trois jours. Je crois que nous tous nous allons réfléchir sur cette question, voir qu’à un moment donné, on arrête l’audition des parties civiles, et que les victimes qui ont les pièces, les déposent au niveau du tribunal. Si c’est vraiment fondé, on prend en compte. L’affaire Hissène Habré (ancien président tchadien, accusé de crimes de sang, ndlr), il y a eu 3 000 victimes, je crois qu’on a auditionné qu’environ 80 victimes, on a arrêté le procès. Même après l’arrêt, les gens sont venus avec leurs pièces. Tout cela nous permet d’évoluer et terminer le procès. Mon souci est que tout cela nous conduise vers la réconciliation nationale », a-t-il laissé entendre.

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Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

 

 

 

 

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