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Rupture du vaccin contre le tétanos néo-natal dans les structures sanitaires: ces précisions du DPS de Kindia 

Depuis un moment, les structures sanitaires de la cité des agrumes sont confrontées à une rupture de stock du vaccin contre le tétanos néo-natal et maternel. Ce, malgré son importance capitale pour les femmes en état de famille et les nouveaux nés. Cette rupture peut provoquer des conséquences désastreuses pendant l’accouchement, selon Docteur Boubacar Moumini Diallo, qui indique que les 80% des enfants atteints du tétanos en meurent parce que le tétanos entraîne une contracture généralisée et une contracture des muscles.

Interrogé ce jeudi, 7 mars par notre correspondant, le médecin a révélé des détails sur cette rupture de vaccins.

« A Kindia, nous sommes en rupture du vaccin contre le tétanos néo-natal et maternel. Les autres vaccins sont disponibles dans le réfrigérateur. La femme et son nouveau-né sont liés par le cordon ombilical. Pendant l’accouchement, on doit faire la section du cordon ombilical pour séparer le nouveau-né de sa mère. Et si c’est dans les structures sanitaires, des mesures sont prises pour éviter le tétanos. Mais les accouchements se tiennent partout dans les villages, ça se fait à même le sol avec des matrones qui ne sont pas formées ou bien des vieilles personnes qui sont habituées à diriger les accouchements. Et, elles utilisent n’importe quel instrument pour couper le cordon ombilical. Si c’est une lame déjà utilisée qu’elles utilisent, ça peut entrainer le tétanos. Et le tétanos est une maladie généralement mortelle chez le nouveau-né. Ça peut entraîner le tétanos même chez la femme aussi. Mais dans ce cas, s’il y a un cas de tétanos déclaré dans une collectivité, nous faisons ce qu’on appelle l’investigation et la riposte. Ça consiste à aller sur le terrain pour voir toutes les femmes et filles de 15 à 49 ans pour les vacciner contre le tétanos. Mais c’est si le vaccin est disponible. Mais si le vaccin n’est pas disponible, ça constitue un problème réel de santé publique », explique Docteur Boubacar Moumini Diallo, directeur préfectoral de la santé de Kindia.

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Plus loin, le DPS de Kindia précise que « cette rupture de vaccins est due à une rupture au niveau de la source c’est-à-dire au niveau du ministère de la Santé qui est généralement le partenaire qui fabrique le vaccin. S’ils sont en rupture, c’est ce qui crée la rupture chez nous aussi. Sinon, les autorités guinéennes ont pris toutes les dispositions pour payer les vaccins parce qu’un individu ne peut pas acheter ces vaccins », dit-il.

 

Kindia, Sam Diallo pour Siaminfos.com

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